Migration

Journées internationales de la migration des 4 et 5 octobre 2008 : la Picardie participe !

Publié le 1er octobre 2008


Communiqué :
Nous vous informons que lors des journées internationales de la migration des 4 et 5 octobre 2008, des observateurs bénévoles coordonnés par PICARDIE NATURE vont assurer le suivi de la migration des oiseaux en différents sites de la Picardie. Cet événement important pour la connaissance des flux migratoires des oiseaux sera accessible pour le public dans les trois départements de Picardie : Aisne, Oise et Somme, à travers 5 spots d’observation qui seront suivis le dimanche 5 octobre. Ce sera l’occasion pour les “naturalistes en herbe” de se former à l’observation et de poser toutes sortes de questions sur ce phénomène extraordinaire de la migration. Nous appelons également également les naturalistes de Picardie à nous rejoindre pour renforcer le réseau des observateurs :

1 site dans l’Aisne

Site localisé à Limé, près de Braine, de 8h00 à 12h00. Contact :Richard Kasprzyk richard.kasprzyk@wanadoo.fr

1 site dans l’Oise

Un site localisé entre Compiègne et Villers-Cotterêts, au nord de Crépy en Valois : le site de Brassoir (commune de Morienval)
Inscription préalable obligatoire auprès de Henry de Lestanville ( hdel@free.fr )”


3 sites dans la Somme

Un site près d’Amiens : abords des ruines du château de Boves. RDV à partir de 8h30 près des ruines du château

Deux sites sur le littoral picard :

Cayeux/mer : RDV à compter de 8h00 au sud de l’esplanade de Cayeux-sur-mer, au pied de l’amer-sud situé à quelques centaines de mètres au sud de l’agglomération de Cayeux/mer et accessible par une piste en galets

Esplanade de Quend-plage (au sud de la digue)
RDV à compter de 9h00 au sud de la digue de Quend-plage.

Contact presse : Thierry Rigaux, thierry.rigaux@club-internet.fr tél : 06 73 30 62 46

Dossier de Presse :

La migration : quelle fonction ? Pourquoi l’étudier ?

La migration des oiseaux est un phénomène naturel qui a toujours fasciné les Hommes. Permettant aux oiseaux d’exploiter au mieux les différentes ressources que leur offre la Terre en les amenant à vivre dans des contrées variables au gré des saisons, la migration a fait l’objet de nombreuses études scientifiques. Celles-ci ont permis de mieux cerner progressivement son mécanisme : c’est ainsi que l’on a mis en évidence le rôle déterminant des hormones dans le déclenchement d’un certain nombre de processus (comme l’engraissement de certaines espèces juste avant le grand départ) ou la façon dont les oiseaux utilisent des repères visuels (comme le ciel étoilé) pour s’orienter de façon adéquate vers leurs zones de reproduction (au printemps) ou d’hivernage (à l’automne).

De nombreuses études sur ce phénomène se poursuivent : ainsi, des chercheurs, avec l’appui de naturalistes bénévoles des milieux associatifs, travaillent actuellement sur l’évolution des périodes de migration en relation avec les changements climatiques globaux.

Par ailleurs, on cherche à mieux cerner les principales voies de migration utilisées par les oiseaux pour réduire le risque causé par de nombreuses infrastructures, tout particulièrement les éoliennes qui ont fleuri sur le territoire, sans que leur impact n’ait toujours été convenablement appréhendé faute d’études d’impact suffisamment approfondies et d’un contrôle satisfaisant de ces dernières par les services de l’Etat.

Les causes principales qui menacent les oiseaux migrateurs sont multiples. En Picardie, elles résident pour l’essentiel dans :
la destruction ou la dégradation de leurs zones de reproduction, de leurs zones d’hivernage et des haltes migratoires qui jalonnent leur trajet (simplication des écosystèmes par l’agriculture, destruction ou altération des zones humides par comblement, retournement des prairies, ...),
les changements climatiques globaux qui font évoluer les écosystèmes et risquent de les bouleverser,
augmentation des dérangements de toutes natures sur certains milieux, littoraux en particulier. A la chasse, dont l’impact est très fort au delà des prélèvements qu’elle occasionne – il suffit de comparer les stationnements dans les sites chassés ou non - s’ajoutent de multiples autres loisirs qui peuvent restreindre la capacité d’accueil des espaces vis à vis des oiseaux ...,
des sources de mortalités diverses et nouvelles, telles que les liges électriques, les éoliennes, dont l’impact n’est pas précisément connu, même si l’on pense qu’il est acceptable lorsqu’elles sont installées dans des secteurs à l’écart des secteurs les plus sensibles. Mais ceux-ci ne sont pas encore tous répertoriés, surtout les “couloirs” privilégiés de migration...,
etc.

Sur toutes ces questions, et dans la limite de ses moyens, Picardie Nature apporte sa contribution à l’amélioration de la connaissance grâce à la collecte de données de terrain et à son implication dans un réseau national d’observation et de partage de l’information, animé par la “Mission nationale Migration”, qui réunit la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et un ensemble d’associations régionales. Celles-ci ont mis en commun leurs moyens pour mettre en place un sie internet et une banque de données accessible en ligne au grand public : www.migraction.net

C’est ainsi que les ornithologues de Picardie réunis au sein de Picardie Nature cherchent à identifier et à suivre, aussi précisément que possible, les sites stratégiques pour l’accueil des oiseaux en hivernage ou en halte migratoire et à excercer une vigilance accrue sur les projets d’installation d’éoliennes. Notons au passage que l’impact de ces projets sur les Chauves-souris (Chiroptères) apparaît aujourd’hui encore plus préoccupant que pour les oiseaux.

Les journées d’observation des 4 et 5 octobre coordonnées par Picardie nature sur le territoire régional s’inscrivent donc dans une dynamique nationale et européenne car çà n’est qu’à une échelle internationale que nous pouvons appréhender convenablement le phénomène migratoire.

Que se passe t-il en Picardie ? Où observer ce week-end ?

Les nouvelles récentes de la migration post-nuptiale en Picardie

En Picardie, quelques sites font l’objet d’un suivi assez régulier.
Au printemps, c’est la pointe du Hourdel qui a bénéficié de quelques années de suivi.
A l’automne, c’est, dans la Somme, le banc de l’Ilette, en réserve naturelle de la baie de Somme, qui bénéficie d’une attention particulière.
Dans l’Oise, le site de Brassoir (sur la commune de Morienval) est également très propice, tandis que de multples sites d’observation sont à découvrir ou à suivre de façon plus suivie, comme en vallée de la Marne où des observations remarquables de rapaces, de Cigognes blanches et noires et de Pigeons ramiers ont déjà eu lieu ces dernières années.

Commençant dès la fin du mois de juin (voire plus tôt !) avec l’arrivée des premiers oiseaux ayant déjà achevé leur reproduction dans des contrées plus nordiques (Chevaliers culblancs, par exemple), la grande migration post-nuptiale (qui suit la nidification et conduit les oiseaux migrateurs vers leurs zones d’hivernage) se poursuit jusqu’aux premiers jours de décembre, le calendrier de migration variant selon les espèces et les populations.
Cette année, les premières observations ont permis de déceler une migration exceptionnelle de Geais des chênes (plus de 1100 vus au cours du mois de septembre), de Mésanges noires (près de 3000 !) et la journée du 29 août a été extraordinaire pour les rapaces : plus de 60 Eperviers en baie de Somme, par exemple. Une abondance exceptionnelle (semble t-il) de nombreux rapaces (balbuzard pêcheurs, busards des roseaux ...) a été notée par ailleurs en vallée de l’Oise et en vallée de la Marne.

Les sites de suivi lors du WE des 4 et 5 octobre (Eurobirdwach) accessibles au public en ¨Picardie

Cinq sites feront l’objet d’un suivi ornithologique tout en assurant une information des personnes qui souhaiteraient acquérir quelques connaissances sur la migration des oiseaux ou simplement avoir le plaisir de voir les oiseaux en train de migrer. Le suivi sera assuré sur chacun d’eux le dimanche 5 octobre 2008.
En cas de météorologie trop défavorable (pluie persistante), la présence des observateurs ne pourra pas être assurée. Leur présence au delà de la matinée dépendra de la météo et de l’intensité des mouvements d’oiseaux observés.

1 site dans l’Aisne
Site localisé à Limé, près de Braine, de 8h00 à 12h00. Contact :Richard Kasprzyk richard.kasprzyk@wanadoo.fr

1 site dans l’Oise
Un site localisé entre Compiègne et Villers-Cotterêts, au nord de Crépy en Valois : le site de Brassoir (commune de Morienval)
Inscription préalable obligatoire auprès de Henry de Lestanville ( hdel@free.fr )”

3 sites dans la Somme
Un site près d’Amiens : abords des ruines du château de Boves. RDV à partir de 8h30 près des ruines du château.
Deux sites sur le littoral picard :
Cayeux/mer : RDV à compter de 8h00 au sud de l’esplanade de Cayeux-sur-mer, au pied de l’amer-sud situés à quelques centaines de mètres au sud de Cayeux/mer
esplanade de Quend-plage (au sud de la digue)
RDV à compter de 9h00 au sud de la digue de Quend-plage.

Contact presse : Thierry Rigaux, thierry.rigaux@club-internet.fr tél : 06 73 30 62 46

Un compte-rendu des observations réalisées pourra vous être transmis si vous le désirez.


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